[Review] Spawn tome 15 : Armageddon

Spawn amplifie son virage horrifique !

Image_Spawn-DelcourtL’Armageddon, le combat final entre les forces divines et démoniaques se prépare. Chaque camp fourbit ses armes. Pendant ce temps, Spawn tente de comprendre pourquoi il est envahi par de multiples personnalités. Pourtant, il n’a guère le temps de poursuivre ses investigations personnelles car il lui faut secourir Wanda attaquée par…ses propres enfants.

Spawn tome 15 : Armageddon
Histoire : David Hine
Illustrations : Philip Tan
Contient les épisodes Spawn #157 à 165, 174, 175, 179.
Publié par Delcourt

L’avis de Sonia :

Ce quinzième volume de la série porte un titre explicite et plonge le lecteur en plein Armageddon. On suit la montée en tension et la préparation des forces des deux côtés, céleste et infernal. Chacun des deux camps est toutefois quelque peu désorienté par l’absence de son chef puisque Dieu et Satan ont déserté leurs royaumes respectifs. Le choix du scénariste, David Hine, de faire de deux des enfants de Wanda et Terry les incarnations des deux démiurges est audacieux et plutôt intelligent. En effet, Satan et Dieu agissent finalement comme des gamins qui se disputent leur jouet – en l’occurrence l’Humanité – avec des conséquences autrement plus dramatiques que les chamailleries habituelles entre deux enfants. David Hine utilise très bien les différents mythes issus de la chrétienté et des hérésies qui en découlent. Ici Dieu et Satan sont des divinités opposées toutes deux enfantées par une puissance qui leur est supérieure et qui observe leur rivalité.

La Terre devient l’immense terrain de jeu au milieu duquel les divinités s’affrontent dans un but unique : l’éradication totale du camp adverse, dût-elle entraîner la disparition de la planète. Les planches de Philip Tan et des dessinateurs qu’il s’est adjoints illustrent de belle manière cette atmosphère apocalyptique. Des langues de feu lèchent les pages dans lesquelles les démons se mesurent aux Séraphins dans des combats d’anthologie. Les protagonistes sont dotés d’armes rutilantes ou de muscles saillants qui donnent au titre une atmosphère encore très années 1990. Les jeux d’ombres et de lumière ajoutent encore à l’aspect grandiose de l’ensemble.

Les proches d’Al Simmons sont au cœur de la tourmente et ce volume permet de montrer toute la complexité et la souffrance qui régissent le destin du Hellspawn. Ce tome est l’occasion de nombreuses révélations sur le personnage qui se cachait un certain nombre de choses terribles à lui-même afin d’éviter d’avoir à les affronter. C’est aussi l’occasion de renforcer le lien entre Spawn et Cyan, la fille aîné de Wanda avec laquelle il a un lien privilégié. Remords, rancœur, doute et rage rongent les visages puissants des protagonistes dont peu d’entre eux ont la conscience en paix.

Le rythme du récit est enlevé et n’offre aucun répit. J’ai dévoré ce volume d’une traite, allant de surprise en surprise, jusqu’à un dénouement d’une profonde tristesse auquel succède un épilogue intrigant.

A la suite de l’histoire principale, Delcourt a inséré trois histoires mettant en scène des Spawn ayant vécu à différentes époques. Chaque récit est prenant, touchant et emmène le lecteur dans une atmosphère spécifique. Le premier Spawn présenté ici évolue en Asie, dans une Cour cruelle tandis que le deuxième vit aux Etats-Unis dans un XIXe siècle finissant et impitoyable. Le dernier Spawn vit et meurt pendant la Première Guerre mondiale. Chaque histoire est dramatique et chaque dessinateur sait donner un environnement réussi, soutenant ainsi le propos général : pour être un Spawn, il faut souffrir et être un Spawn condamne à souffrir éternellement.

Mettre en scène Armageddon allait évidemment de soi dans un récit mettant en scène un suppôt des Enfers comme Spawn. L’affrontement mettant aux prises Dieu et Satan est dantesque tandis que Spawn s’évertue à empêcher la disparition de l’Humanité. Le tout n’est pas sans conséquences pour Al Simmons qui devra faire un choix draconien. Le rythme rapide tient le lecteur en haleine jusqu’au bout et les récits mettant en scène les Spawn des temps passés sont un vrai régal.

La note de Sonia Smith : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
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Categories Nos chroniques, Sonia Smith
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