[Review] Snapshot

Clic, clac !

Jeune vendeur dans un comic-shop, Jake Dobson va voir sa vie chamboulée lorsqu’il va tomber par hasard sur un portable remplie de photos d’un meurtre. Très vite, Jake va se retrouver à devoir fuir un tueur professionnel qui n’a qu’une seule idée en tête : effacer les traces qu’il a laissées derrière lui.

Snapshot
Histoire : Andy Diggle
Illustrations : Jock
Contient les épisodes Snapshot #1-4
Publié par Urban Comics




L’avis de Dram00n :

Je vais essayer de ne pas trop en dire sur ce comics afin de ne pas spoiler. One-shot de quatre chapitres, l’histoire va très vite se révéler très intense et puissante. On retrouve aux manettes un duo qui a fait ses preuves par le passé sur un titre que j’ai particulièrement apprécié : The Losers chez Vertigo. A partir d’une histoire au synopsis assez classique, on va très vite se retrouver pris par l’intensité du récit et vivre l’histoire d’une traite.

Je retrouve dans ce one-shot ce que j’aime dans ce format. C’est-à-dire très peu de personnages afin de pouvoir mieux les développer en seulement si peu de pages et surtout des chapitres qui tiennent en haleine. Pour autant, ce comics n’est pas parfait car j’ai fait face à un gros problème de rythme parfois. Fort d’une introduction qui se veut tout de suite assez vive et qui ne nous laisse pas le temps de souffler, toute la phase de construction se fait donc au milieu de l’histoire et nous coupe parfois dans notre élan. Au lieu de construire un récit crescendo, Andy Diggle se repose donc sur certaines facilités scénaristiques à la fin du chapitre pour nous faire rester. Au final, cela vaut le coup car la fin se déguste en un coup de fourchette et on lui pardonne tout de suite sa baisse de régime précédente.

Le style de Diggle est assez efficace et il maîtrise sa construction avec beaucoup d’informations en très peu de bulles. Si je dois bien évidemment retenir un élément, c’est son utilisation des personnages. Comme je l’ai dit précédemment, on va rencontrer très peu de personnages et ceux-ci ne seront pas lésiner. Une mention spéciale au tueur qui va très vite se démarquer dans l’histoire et sortir du moule à la Hitman que l’on retrouve souvent dans ce genre de récit. Il en est de même pour l’ambiance du comics, assez agressif dans son histoire, on ne retrouve pas de violence gratuite ni de vulgarité gratuite également. Autant dire que Diggle nous plonge tout de suite dans son thriller comme si on devait attaquer directement le repas par le plat principal sans se préoccuper de l’entrée. Malheureusement, pour reprendre l’analogie au repas, malgré la qualité du dessert, on n’a que le pain sans le fromage pour patienter.

La partie graphique est sublime, mais cela n’est pas étonnant quand on voit le nom de Jock sur la couverture. Œuvre en noir et blanc, Jock joue énormément sur l’épaisseur de ses traits et l’œil va naturellement suivre l’action. Propre dans la construction, l’organisation des cases va très vite faire ressortir le mouvement et donner de la profondeur dans les décors. Il en est de même sur les personnages, ils vont très vite ressortir du cadre et le trait va gagner en intensité et en courbure tout au long du récit pour les faire vivre de plus en plus. L’absence de couleurs va également diminuer le côté cruel du récit et minimiser la présence de violence. On retrouve ainsi Jock dans un style que j’affectionne particulièrement avec des dessins très suggestifs qui laisse beaucoup de place à l’imaginaire.

Snapshot est un très bon divertissement. Assez classique dans son histoire, j’ai quand même vécu l’action et je suis ressorti du comics avec un sentiment de satisfaction. On pourra lui reprocher un côté peut-être trop blockbuster et un rythme pas toujours égal, mais Snapshot se veut d’un comics que l’on déguste une fois en passant un bon moment.

La note de Dram00n : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Dram00n, Nos chroniques
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