[Review] Seven to Eternity Tome 1

Dis-moi ce que tu veux !

7toEBienvenue dans le monde de Zhal ! Le Maître des murmures est le chef de ce monde et il propose de réaliser les vœux des habitants en échange de leurs yeux et de leurs oreilles. Ainsi, il contrôle et surveille les faits et gestes de tout à chacun. Pourtant, un clan a décidé de refuser d’accepter cela. Mais mis dos au mur, leur chef va devoir faire un choix. Entendra-t-il la proposition du tyran ou le tuera-t-il ?

Seven to Eternity Tome 1 : Le Maître des murmures
Histoire : Rick Remender
Illustrations : Jerome Opeña
Contient les épisodes Seven to Eternity #1-4
Publié par Urban Comics




Bon, vous le savez maintenant, j’adore Rick Remender et si vous voulez le vérifier, allez jeter un coup d’œil là !

Seven to Eternity est sa dernière création, aux côtés d’un de ses plus fidèles acolytes, Jerome Opeña. Ensemble, ils ont eu l’idée de créer un univers fantaisiste inspiré par la dark fantasy. L’œuvre évolue dans un environnement qui ne surprendra pas le lecteur habituel de l’auteur. Nous sommes ainsi plongés dans un monde noir où la paranoïa est devenue prédominante à cause du régime tyrannique d’un despote. En effet, ce dernier réalise les vœux des habitants en échange de l’accès à leurs sens afin qu’ils deviennent ses espions et propagent son emprise sur Zhal. Dans ce monde, un clan a choisi de ne pas céder à cette domination : les Osidis. C’est le chef de cette grande famille que l’on va suivre dans ce périple alors qu’il part rencontrer le tyran qui se fait appeler le Maître des murmures.

Ce qui frappe en premier lieu, ce sont les dessins ! Jerome Opeña réalise de véritables fresques et il est bien aidé par la colorisation de Matt Hollingsworth qui parvient à donner vie à cet univers et à le rendre crédible. Que ce soit les personnages ou les décors, il y a un mélange entre une ambiance western imbriquée à des éléments classiques de fantasy avec créatures diverses et variées ainsi que de la magie. Le tout est plongé dans une ambiance désespérée. L’univers que les deux compères ont construit est vraiment fou ! Néanmoins, c’est ce qui plombe clairement ce premier tome. L’univers est très riche et le présenter prend énormément de temps, de dialogues et la narration plonge parfois dans une lourdeur et un didactisme trop prononcé.

Dès lors, ce sont les personnages qui vont le plus souffrir. On va apprendre à les connaître doucement, que ce soit le héros, Zeb ou les autres membres de son groupe mais je ne suis pas parvenu à m’attacher réellement à eux, la faute à un certain manque de relief. De plus, certaines choses qui régissent le fonctionnement de l’univers sont assez peu expliquées et certains lecteurs risquent d’être quelque peu perdus. Cela ne m’a pas dérangé outre-mesure parce qu’on parvient à comprendre les choses au bout d’un certain temps mais vous voilà prévenus.

Enfin, si l’histoire est relativement classique, elle devient intéressante dans son sous-texte. En effet, le contexte de l’aventure fait particulièrement écho à notre société où la paranoïa et la surveillance de masse semblent devenues des éléments ordinaires de notre vie. Cet univers dominé par un tyran nous semble si familier que ça en devient légèrement inquiétant au fur et à mesure de la lecture. Le Maître des murmures est parvenu à s’imposer en réalisant les rêves de chaque habitant et en contrôlant ainsi le peuple et pourtant le monde ne respire pas la joie de vivre. Le discours de Rick Remender est donc passionnant à analyser de ce point de vue ! Surtout que le récit pose un dilemme moral pour le personnage principal qui risque bien de s’avérer intéressant à disséquer dans les prochains numéros. Mais je n’en oublie pas que ce premier tome reste léger dans la description des personnages qui sont des figures très classiques de ce genre de récits. On a connu l’auteur meilleur pour décrire des personnages borderline et torturé dans tous les sens.

Bref, si vous aimez les univers originaux et visuellement sublimes, Seven to Eternity est clairement fait pour vous. L’univers conçu par les deux artistes est une perle et un ravissement de chaque instant pour les yeux. Il est juste dommage que cet univers soit si dense que sa description en devienne parfois lourde et peu claire et écarte la profondeur des personnages. Mais nul doute que la suite relèvera le niveau. Surtout qu’il reste un propos politique d’une pertinence évidente par les temps qui courent.

La note de Comics Grincheux : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Comics Grincheux, Nos chroniques
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