[Review] Power Girl Tome 1 : Un nouveau départ

Regardez plutôt ses yeux …

 

Karen Starr, alias Power Girl, homologue de Supergirl sur Terre-2, membre de la Société de Justice d’Amérique aspire à suivre sa propre destinée à la tête de son entreprise. Les ennemis se succèdent devant sa porte et ne se ressemblent pas…

Power Girl Tome 1 - Un nouveau départ
Histoire : Justin Gray - Jimmy Palmiotti
Illustrations : Amanda Conner
Contient les épisodes Power Girl: A new beginning #1 à 6 et "Fuzzy Logic" in Wonder Woman #600
Publié par Urban Comics

 

Le physique oui, la force aussi

L’avis de FleurGeekette :

Ce comics a été l’un des premiers de ma collection, juste après la découverte de Wonder Woman ou de la friponne Harley Quinn. Voulant percer le mystère de toutes les héroïnes DC, je me devais de lire celui-ci, bien que chaque libraire ait tenté de m’en dissuader en me disant : « à part ses seins, c’est une plante verte, ce comics est très mauvais. »

Malheureusement pour eux, je suis têtue et veux toujours me faire mon propre avis.

Les scénaristes Justin Gray et Jimmy Palmiotti ont clairement tenu, dès les deux premières pages, à aider le lecteur, qu’il soit puriste ou néophyte à comprendre le personnage de Power Girl. Avec une énième référence à son passé Kryptonien, on nous livre des explications nécessaires sur son histoire. Après avoir fait partie de la Société de Justice sur Terre-2, puis remplacée par une nouvelle version d’elle-même, elle est dorénavant seule au monde sur une nouvelle Terre, et tente de trouver sa place.

Dès le premier chapitre, j’ai su que ces libraires avaient tort.

En effet, si on peut reprocher au scénario initial d’être extrêmement basique voir sans intérêt (un méchant attaque Manhattan, Power Girl tente de défendre son nouveau chez-soi), et au second d’être potentiellement ridicule (trois jeunes femmes extraterrestres mettent la pagaille en ville parce-qu’elles s’ennuyaient sur leur planète), qui peut cependant affirmer qu’il s’agit ici d’une héroïne sans cervelle ? Elle analyse son adversaire avec intelligence, connaît ses propres faiblesses et ses qualités, possède une force brute voir brutale et une motivation sans pareille, une capacité à résoudre les problèmes avec vitesse et efficacité, et une compassion égale à celle de son cousin.

On ne plaisante pas avec Power Girl !

Symbole de la femme forte et indépendante, qui fait peur aux hommes par sa détermination et qui manipule l’auto-dérision avec finesse, on ne peut que saluer la représentation de Palmiotti-Gray de Mlle Karen Starr. Son premier ennemi lui déclare quand même : « Impressionnant, ton cerveau, pour une femelle ». Et puis, si on a vraiment besoin de le souligner, n’oublions pas qu’elle est chef d’entreprise.

Alors, messieurs les libraires, il ne s’agirait pas ici d’une preuve de mauvaise foi ?

Les combats, bien que non-dramatiques possèdent un atout-charme, entre méchants ridicules, clins d’œil geeks et vannes à tout va. À la lecture, c’est dépaysant et sans prise de tête. D’ailleurs, ça ne m’a pas étonné ! On ne peut pas réellement s’attendre à autre chose de la part des créateurs de Starfire et de la Harley Quinn des temps modernes.

Chapitre après chapitre, les scénaristes balancent entre vie de super-héroïne et vie privée, et en profitent pour y intégrer Atlee, side-kick drôle et aux pouvoirs plus qu’intrigants. Une vraie bouffée d’air frais ! La vie privée de Power Girl s’entremêle alors avec intelligence avec celle d’autres rebuts extraterrestres, procurant une légère émotion qui manquait à ce comics, néanmoins, elle restera plus qu’insuffisante pour en faire une histoire intéressante, passionnante ou même convaincante.

Fort heureusement, le travail d’illustration de la Kryptonienne réalisé par celle que l’on ne présente plus, Amanda Conner, sauve grandement la mise de ce scénario bancal et enfantin. Des traits vifs, démesurés qui mettent en valeur tous les atouts de l’héroïne, le tout appuyé par un travail de couleurs de Paul Mounts, bien contrasté et vivant, bien qu’imprécis.

Un bonus plus que savoureux vous attendra à la fin du comic, avec l’entrée en scène d’une deuxième super-héroïne. Bien que sans réel scénario, il fait office d’excellent fan-service, de scène post-générique à la Marvel, vous laissant tout de même satisfait d’être récompensée de cette lecture biscornue, entre mauvais scénario et très bon fond.

Le duo Palmiotti-Conner, adepte des super-héroïnes, ne réussissent clairement pas à créer l’engouement général avec ce comics très basique. Mais peut-on vraiment leur reprocher de tenter de magnifier défauts et qualités d’héroïnes qui portent sur leurs épaules tant de clichés ? Non, puisque cet essai de tour de force nous persuade tout de même sur le fond du sujet: Power Girl n’est pas qu’une paire de nibards !

La note de FleurGeekette : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi


Commentaires
Categories FleurGeekette, Nos chroniques
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