[Review] Nailbiter tome 4

Que le diable t’emporte

Nailbiter_Image_Glenat_Comics La ville de Buckaroo est en émoi, l’un de ses tueurs les plus célèbres a disparu ! Tout le monde cherche Warren, le Nailbiter. Pendant ce temps, une série de meurtres épouvantables secoue la ville d’Atlanta. S’agit-il de l’oeuvre de Warren ou un nouveau tueur en série est-il entré en lice ? Qui la police doit-elle traquer dans cet imbroglio infernal ?

Nailbiter tome 4
Histoire : Joshua Williamson
Illustrations : Mike Henderson
Contient les épisodes Nailbiter #16 à 20
Publié par Glénat Comics

L’avis de Sonia :

Si vous avez suivi mon avis sur les trois premiers volumes de la série, vous savez que j’apprécie Nailbiter depuis le début pour son côté thriller sanglant et haletant et son aspect quelque peu fantaisiste. Le troisième tome m’avait particulièrement plu et j’avais hâte de lire la suite.

J’avoue ici une petite déception à la lecture de ce quatrième opus. L’histoire semble être bien plus un récit de transition et nous entraîne à l’écart de la ville de Buckaroo dans laquelle nous nous trouvions depuis le début. Déporter les aventures des personnages à Atlanta aurait pu être une bonne idée mais Joshua Williamson ne nous propose qu’un tueur de plus et son identité n’est guère difficile à deviner. L’intrigue principale est donc assez insipide.

Pourtant, quelques sous-intrigues augurent des développements futurs plus intéressants : l’inspecteur Barker semble s’enfoncer peu à peu dans la folie, Carroll est réveillé et semble avoir des révélations à faire tandis que Shannon Crane voit son enquête progresser à pas lents. Il est question de complots – la vérité est ailleurs, sans doute – Williamson tient son lecteur en haleine avec des promesses et continue à nous embrouiller. On a toujours de la peine à distinguer le vrai du faux mais, alors que c’était une force du tome précédent, cette ficelle devient un peu trop voyante dans ce volume. On conserve l’ambiance gore effrayante des aventures précédentes, on reste attachés aux personnages mais j’ai eu tout de même plus de mal à rester dans l’histoire, l’auteur me donnant l’impression de délayer pour faire durer.

Graphiquement, Mike Henderson continue à faire le job, bien secondé par Adam Guzowski, coloriste efficace qui sait jouer avec les teintes rouge et  orange pour nous plonger dans une ambiance d’Halloween tout en nous plongeant dans l’obscurité aussi souvent que nécessaire.

Si vous avez aimé les tomes précédents, vous retrouverez tous les personnages principaux, même si certains ne font dans cette histoire qu’un peu de figuration, Warren le Nailbiter est toujours aussi insaisissable et cynique et on ne sait démêler le vrai du faux dans les sornettes qu’il sert à la police. Les inspecteurs semblent avalés par la folie ambiante qui dépasse désormais le simple cadre de Buckaroo. Pourtant, il manque quelque chose quand on lit ce tome et tout ce qui fonctionnait dans les précédents tombe à plat ici. Ne voulant toutefois pas condamner un titre que j’ai, jusque là, beaucoup aimé, je dirais donc que ce tome est un entre-deux, destiné à faire respirer le lecteur avant des révélations choc et un retour à Buckaroo en fanfare. C’est du moins ce que je souhaite.

Ce quatrième volet de Nailbiter semble être avant tout une histoire de transition destiné à faire une pause avant de repartir de plus belle. L’histoire se traîne un peu et l’intrigue principale manque d’originalité. Gageons que Joshua Williamson proposera par la suite un regain de tension qui permettra à Nailbiter de reprendre sa route après ce volume en demi-teinte.

La note de Sonia : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Nos chroniques, Sonia Smith
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