[Review] Lady Killer tome 2

Sois belle et tue les !

Lady_Killer_Glénat_Comics_Dark_HorseJosie et sa famille ont déménagé et se sont désormais installés en Floride et affichent toujours une image de famille modèle. Josie jongle entre ses activités de tueuse professionnelle et sa vie de femme au foyer bien sous tous rapports. Pas facile de concilier deux existences aussi différentes…

Lady Killer Tome 2 : Les vices de Miami
Histoire : Joëlle Jones
Illustrations : Joëlle Jones
Contient les épisodes Lady Killer 2 #1-5
Publié par Glénat Comics

L’avis de Sonia :

Après un premier volume de très grande tenue, on a toujours un peu peur d’être un peu déçu puisque l’effet de surprise ne joue plus. Sans ménager plus longtemps le suspense, disons que ce second tome de Lady Killer est une vraie réussite.

Il démarre sur les chapeaux de roue avec une Josie rayonnante qui mène de main de maître une réunion tupperware à l’issue de laquelle elle découpe deux rombières à l’aide d’un couteau électrique ! Tout l’esprit insufflé par Joëlle Jones peut se retrouver dans cette scène d’ouverture qui sert avant tout à dénoncer les travers de cette société des années 1950 où les préoccupations féminines sont sensées se résumer au bien être de leur mari et à la bonne tenue du foyer. Josie se plie au jeu de la réception imposée entre femmes du quartier, réceptions mielleuses qui cachent une hypocrisie profonde. En effet, chaque femme se faisant profondément suer a pour occupation première : la compét’ avec les voisines et les ragots.

Avec son héroïne, Joëlle Jones se joue de tous ces codes : Josie conserve un brushing impeccable, des vêtements élégants, une maison bien tenue. Pour tuer, elle se sert aussi bien du couteau électrique avec lequel elle découpe de drôles de gigots. On pourrait donc vivre les aventures d’une femme libérée dont l’alibi est d’être une bonne épouse docile.

Mais tout n’est pas si simple : Josie, comme dans sa vie personnelle, ne parvient pas à gagner son indépendance. Entre deux barbecues en famille, elle se voit confrontée à des organisations ou à des personnages qui ne rêvent que de l’instrumentaliser à leur profit. Jones livre ici une métaphore à peine voilée de la lutte pour l’émancipation de la femme. Même dans ses activités clandestines, Josie a bien du mal à pouvoir exercer son activité sans qu’une tutelle se présente pour lui remettre le joug.

Les personnages sonnent tous très justes, qu’il s’agisse du mari un peu naïf, du patron de ce dernier adipeux et lourdingue ou de la belle-mère au passé plus trouble qu’il n’y paraît.

Le tout baigne dans une ambiance esthétique fidèle à l’époque dans laquelle l’histoire se déroule. Tout est parfaitement étudié, du papier peint aux tenues en passant par les coiffures ou les accessoires de mode. Glénat Comics a d’ailleurs ajouté un carnet de croquis en fin de volume qui permet d’en savoir plus sur le sujet.

Le récit est servi par un découpage (des pages, pas des corps, encore que…) dynamique qui ne laisse pas le temps de souffler. L’histoire progresse à grands pas, permettant d’en savoir davantage sur les origines de certains personnages et donnant envie de poursuivre rapidement l’aventure.

Ce deuxième volume de Lady Killer confirme la qualité de ce titre avec une Josie au meilleur de sa forme malgré les difficultés qui s’amoncellent. L’histoire avance à grands pas et à un rythme soutenu, Josie va se trouver des alliés et des adversaires parfois inattendus dans une ambiance rétro savoureuse. Bref, si vous avez aimez le premier tome, foncez !

La note de Sonia Smith : 


L’avis de Matt :

Peut-on s’appeler Josie, être une parfaite petite femme d’intérieur mais être le personnage principal d’un excellent comics ? Oubliez les stéréotypes, la réponse est “oui”.
Le premier tome de cette série était inattendu et profitait d’une effet de surprise bienvenu. Le deuxième tome avait la lourde responsabilité de confirmer cette excellente impression et il s’en tire brillamment.

L’introduction d’un nouveau personnage, élément perturbateur si il en est, fonctionne parfaitement et empêche le titre de tomber dans la routine. Jamais en panne de surprise, d’astuces scénaristique et d’humour mais aussi servi par des dessins tout à fait réussi, Lady Killer est une totale réussite comme le confirme ce deuxième tome.
La couverture de l’album particulièrement savoureuse devrait achever de vous convaincre.

Lisez Lady Killer !

La note de Sonia Smith : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Matt, Nos chroniques, Sonia Smith
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