[Review] Justice League Rebirth Tome 1

Des machines ennuyantes !

La Justice League vient de perdre un des membres les plus importants de son équipe, Superman. Mais curieusement un « autre » Superman fait son apparition. Chacun devra pourtant oublier ses interrogations momentanément et se fier à lui, car de nouvelles menaces pèsent sur la terre. Et son aide ne sera pas de trop.

Justice League Rebirth Tome 1 - Les machines du chaos
Histoire : Bryan Hitch
Illustrations : Bryan Hitch, Tony S. Daniel, Jesus Merino
Encrage : Bryan Hitch, Tony S. Daniel et Jesus Merino
Couleur : Alex Sinclair, Tomeu Romey
Contient les épisodes Justice League Rebirth #1; #1-5
Publié par Urban Comics

L’avis de Ginlange :

L’initiative Rebirth de DC est aujourd’hui unanimement (ou presque) saluée par le vent de fraîcheur qu’elle a apportée et la qualité des différents travaux entamés depuis. Des bonnes surprises comme Wonder Woman par Greg Rucka mais aussi des séries ayant perdu de leurs superbes qui reviennent sur le devant de la scène plus forte que jamais. A ce titre, Detective Comics par James Tynion IV réveille le titre de la torpeur qui le caractérisait si bien sous l’effigie des New 52. Mais Rebirth n’a pas apporté que de bon titre, et l’exemple le plus représentatif et triste de cela est bien celui de la Justice League.

Justice League, titre phare de DC à l’instar d’Avengers chez Marvel, mérite plus qu’aucun autre d’être pomponné, chéri comme porte étendard de tout un univers, d’une idée, celle de la renaissance. Malheureusement Justice League sous Rebirth n’est qu’une pale copie d’elle-même. Les rênes de la série ont été confiées à Bryan Hitch. Co-créateur de The Authority avec Warren Ellis ou dessinateur des Ultimates.

Je n’ai ressenti que très peu voire aucun plaisir de lecture au fil de ce tome, plus ennuyeux qu’autre chose. Une seule raison à cela : Hitch, avec de gros sabots et une écriture binaire met la ligue face à « méchants » voulant détruire le monde et se contente de cet affrontement.

Menaces extraterrestres sans consistance ne laissant aucune place à l’émotion et encore moins au grandiose, et cela même si celles-ci détruisent à chaque apparition une moyenne de 67,3 villes et prennent la vie de 256 224 citoyens selon l’OACHCE (l’Observatoire des Accidents Catastrophiques et Horribles Causés par des Extraterrestres). Et quand la League n’affronte pas de stériles invasions. Oui, écrire sur une équipe de super-héros composée à 90% d’êtres surhumains n’est pas chose aisée, mais ne les confronter qu’à d’immenses menaces, ne brosser que des combats interminables sans passions ou prétexter une manipulation mentale pour qu’ils se chamaillent n’est pas une solution. Les intrigues méritent plus de fond comme sous Grant Morrison, les menaces doivent être plus travaillées et les événements plus emblématiques comme sous Geoff Johns. Mais il faut surtout je pense, travailler l’intime, les relations entre ses personnages si différents qui se rassemblent pour aider l’humanité, pour de différentes raisons.

Quand Bryan Hitch met lui-même en image ses écrits, il a au moins l’humilité de ne mêler personne à ses obscures élucubrations. Mais certains se sont risqués à l’y accompagner, illustrant du mieux possible ses aventures. Mais la plus jolie des décorations ne peut faire oublier l’envers du décor.

Certains pourraient le conseiller aux néophytes, louant la simplicité d’accès de l’œuvre. A ceux-ci, je répondrais qu’il y a meilleur porte d’entrée. Il ne faudrait pas écœurer d’éventuels nouveaux lecteurs par une caricature d’une équipe emblématique manquant terriblement de fond mais surtout d’âme.

Justice League Rebirth n’est donc, à mon sens, qu’une vitrine superficielle, piètre ambassadrice de la série la plus emblématique de l’éditeur. On me clame dans l’oreillette qu’à partir de l’issue 33, Bryan Hitch cède sa place à un autre scénariste pour le plus grand bien du titre… Urban dépêchez-vous, car j’attends cela avec  impatience.

Titre phare et grosse déception, Justice League Rebirth est une lecture anecdotique d’un auteur n’ayant pas saisi l’intérêt de l’équipe qu’il met en image

La note de Ginlange : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Ginlange, Nos chroniques
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