[Review] James Bond 007 Tome 3

Vodka-martini au shaker et tout en bulles .

La mission du célèbre espion au service de sa majesté est d’éliminer Kraken, un terroriste anticapitaliste, qui vise l’arsenal nucléaire britannique. Mais les choses sont loin d’être ce qu’elles semblent. Son enquête l’entraîne à Dubai où se tient un marché aux armes. Il est aidé par la sulfureuse Victoria Hunt. Bond dispose du permis de tuer, et cette fois-ci, il a bien l’intention d’en faire usage.

James Bond Tome 3 - Hammerhead
Histoire : Andy Diggle
Illustrations : Luca Casalanguida
Couleurs : Chris Blyth
Contient les épisodes US de James Bond : Hammerhead #1-6 
Publié par Delcourt

Retrouvez les reviews des deux tomes précédents signée Sonia Smith ici et

L’avis du Kit :

007 est dans la place.

Ce qu’il y a d’appréciable avec un “James Bond” que ce soit en roman ou en film, c’est qu’on peut lire ou voir un volet de la saga toujours indépendamment de ce qui a déjà été fait auparavant. Et en comic-book inédit, c’est la même chose. Personnellement, je n’ai pas encore lu les deux tomes précédents signés Warren Ellis (cela viendra sûrement, d’ailleurs), mais c’est avec une curiosité certaine de fan de la saga cinématographique que je me suis lancé dans la lecture du troisième tome signé Andy Diggle (The Losers, Daredevil – Shadowland, Captain America, Green Arrow, etc.) . C’est d’ailleurs plutôt plaisant de voir Dynamite Comics donner à des auteurs britanniques la possibilité d’écrire des aventures sur leur compatriote, le plus célèbre espion de la culture populaire.

Bien que pas des plus originales, l’histoire de Diggle reste malgré tout très efficace et directe. On prend plaisir à retrouver dans ces pages un James Bond froid, expéditif et sans pitié face à ses adversaires, tel un Sean Connery ou un Daniel Craig au cinéma. Pas de fioritures et de sentiments avec le 007 des comics. Bien qu’il garde ses traits d’humour noir, l’espion de Sa Majesté met de côtés les gadgets du Département “Q” pour se concentrer sur ce qu’il a déjà sur lui : ses poings et son Walther automatique 9mm. On retrouve vraiment tout ce qui fait un “James Bond” : action, aventure, jolies filles, trahison et bravoure. Certes, ce ne sera pas un “Bond” innovant, mais il fait le travail et se dévore très rapidement quand on est dans l’ambiance de ses missions entre le Venezuela et Dubaï en passant par Londres et la côte écossaise.

Côté dessin, c’est l’italien Luca Casalanguida qui prend la place de Jason Marsters (sur les tomes 1 et 2) et signe l’intégralité des planches. Son style, bien que manquant parfois de précision, reste plutôt bon et appréciable à regarder. Son trait colle parfaitement aux aventures pleine d’action et de violence d’un James Bond. La colorisation de Chris Blythe sur le travail de Casalanguida donne une belle touche graphique à l’ensemble facilitant d’autant plus la lecture du recueil. En bonus de fin de recueil, les croquis de l’artiste et les superbes couvertures variantes de Francesco Francavilla pour compléter l’excellente cover de Ron Salas choisie ici par Delcourt.

 

Pour résumer, une aventure inédite et divertissante de l’agent 007. Bien que sans doute peu surprenante, cette histoire saura satisfaire autant un fan des romans et films de la saga “James Bond” qu’un néophyte. Andy Diggle prend plaisir à décrire l’agent britannique tel qu’on a pu le voir au ciné, campé par un Sean Connery dans les années 60/70 ou un Daniel Craig dans les années 2000/2010 : Patriote, expéditif, cynique et déterminé mais toujours avec le bon mot au bon moment. Ajouté à cela, des planches visuellement attrayantes et un bel écrin des éditions Delcourt,  et vous demanderez au plus vite à repartir en mission aux côté de l’agent 007 dans un comic-book.

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
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Categories Kit Fisto, Nos chroniques
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