[Review] Green Arrow Rebirth Tome 2

Far Cry Rebirth !

Après avoir déjoué le complot du Neuvième Cercle, Oliver Queen se retrouve à nouveau naufragé sur une île déserte, isolé de ses alliées les plus proches, Black Canary et Emiko. Ces dernières se lancent à sa recherche tandis que le nouveau train à grande vitesse de Seattle devient la cible de terroristes.

Green Arrow Rebirth Tome 2 - L'île aux cicatrices
Histoire : Benjamin Percy
Illustrations : Otto Schmidt, Juan Ferreyra & Stephen Byrne
Encrage : Otto Schmidt, Juan Ferreyra & Stephen Byrne
Couleur : Otto Schmidt, Juan Ferreyra & Stephen Byrne
Contient les épisodes Green Arrow #6-11
Publié par Urban Comics

L’avis de Fleurgeekette :

rebirth queen emiko

Emiko prend son envol

Le premier tome était un petit chef-d’oeuvre, et tel le phénix renaissant de ses cendres, Green Arrow devenait à nouveau ce personnage altruiste et amoureux qui faisait fondre le coeur de toutes ses lectrices. Qu’elle ne fut pas ma déception à la lecture de ce second volume, qui non seulement m’a laissé de marbre, mais m’a déçu, tant par sa forme que par son fond. Remettons-nous d’abord dans l’ambiance : séparé de Black Canary et de son ami Diggle, Green Arrow se trouvait une fois de plus sur une île déserte, seul et un peu dépressif. De quoi augurer du très bon pour la suite ! Scénaristiquement, la porte était ouverte pour créer un rebond assez spectaculaire, ou bien très dramatique, pouvant jouer sur des plaies du passé peut-être pas tout à fait renfermées. D’ailleurs, le titre du comics nous encourage grandement puisqu’il s’agit de L’île aux cicatrices.

Benjamin Percy, scénariste que j’apprécie particulièrement, a pris le parti de nous faire patienter, et nous offre une première partie centrée sur le personnage d’Emiko, à mi-chemin entre passé et présent. Un récit en plusieurs chapitres, très touchant, qui s’appuie sur la notion de famille, et qui tend à rapprocher les âmes, notamment celles de la jeune femme et de sa mère, Shado. Les flashbacks évoquant la relation fraternelle des débuts entre Emiko et Oliver Queen sont joliment amenés, et le scénario est original. Visuellement, Stephen Byrne assure, entre dessins punchy et encrage contrastés. Sa colorisation est parfaite, et colle à l’univers adolescent d’Emiko. Cependant, après avoir passé presque cinquante pages sur ce personnage, la gêne commence à se faire ressentir, et l’on en vient à se demander si Green Arrow n’a pas eu le temps de mourir trois fois sur son île déserte.

2 rebirth lance dinah

Fan-service, hello !

La deuxième partie vient tout bonnement gâcher la bonne dynamique du run, ou bien l’espoir que l’on pouvait s’en faire. Le premier chapitre, dessiné par Otto Schmidt, est plaisant à l’œil, mais relève tout bonnement du fan-service. Black Canary rejoint l’île déserte sans explication et bien trop facilement. Cette incohérence scénaristique m’a plombé le reste de ma lecture. S’adonnant au plaisir de se retrouver, ça déborde d’amour et d’eau fraîche, cependant pas de façon aussi subtile que dans le premier tome. Si Percy tente de revenir au jeu du chat et de la souris qui caractérise ce couple, il n’y parvient qu’avec difficulté. On sent qu’il y a une volonté de donner au public ce qu’il attend et c’est dommage qu’il y ait cédé aussi facilement.

Le chapitre suivant, revenant au dessinateur Stephen Byrne à nouveau, présente à nouveau une incohérence flagrante, entre l’apparition d’une méchante au chapitre précédant brune, qui ici devient blonde. Aurait-on des hallucinations ? Est-ce bien le même personnage ? Le changement constant imposé par le rythme bimensuel des illustrateurs avec DC Rebirth peut créer ce genre de questionnements dont on se passerait bien. Le choix du dessinateur ne colle pas à l’univers, et cela crée un déséquilibre flagrant entre le scénario et le visuel.

La dernière partie ? Non, honnêtement, je suis à deux doigts de passer outre. Fort heureusement pour elle, le dessinateur Juan Ferreyra reprend la main et nous offre à nouveau un univers graphique sombre et rock’n’roll. Néanmoins, le scénario est bancal et classique, n’offrant pour seul objectif qu’un retour à Seattle en express et un incident diplomatique. Et là, je ne peux m’en empêcher, mais j’ai cru me retrouver dans Jurassic World. Dinah Lance se battant avec des talons, pourquoi pas, c’est une super héroïne. Cependant, avec ce nombre de centimètres, on en devient suspicieux.

D’ailleurs, on quittait au début du comics une Emiko désireuse de sauver son grand frère. Mais de tout ce tome 2, c’est bien elle que l’on porte disparue…

Entre une première partie novatrice et fraîche basée sur le personnage d’Emiko, et une seconde partie dédiée au fan-service, incohérence visuellement et décevante scénaristiquement, ce deuxième tome de Green Arrow Rebirth souffre de la comparaison avec le premier tome. Un grand dommage !

La note de Fleurgeekette : 

 

L’avis de Ben :

On avait laissé, à la fin du premier tome, Green Arrow, Black Canary et Diggle en plein naufrage de l’Inferno la base flottante du Neuvième cercle. On savait que Green Arrow avait échoué sur une île mais on ignorait si les deux autres avait survécu. Le deuxième tome ne commence absolument pas par l’éclaircissement de ce mystère. Non, le livre débute sur un approfondissement du personnage d’Emiko et sa mère Shado. Il faut dire que la demi-sœur d’Oliver Queen va prendre une part importante dans la suite du run de Percy sur Green Arrow. Dès lors, l’auteur va prendre le temps d’approfondir ce personnage et ses différentes relations, ce qui n’est pas superflu. Alors oui, le méchant présent dans ces deux premiers chapitres est assez secondaire mais l’essentiel n’est pas là puisque c’est l’approfondissement d’Emiko qui est important.

La deuxième partie du livre est un arc de transition qui permet le retour de Green Arrow à Seattle. Au delà de ce retour, elle remet le Neuvième cercle en scène et montre l’étendue de son emprise dans le monde de Green Arrow par Percy et indique que l’affrontement est loin d’être terminé. On aura la réponse à la question “qu’est-il advenu de Diggle et Black Cannary ?”. Ce deuxième arc est assez jouissif car mené à 2000 à l’heure et pose les bases de la suite.
Graphiquement, Juan Ferreyra excelle sur la dynamique et la mise en page notamment avec les double pages qui colle au rythme infernal imposé par le scénario de Benjamin Percy.
Ce dernier continue d’accentuer le côté altruiste et protecteur d’Oliver Queen, le grand frère, l’ami ou l’amant qui colle bien au personnage.
On peut tout de même reprocher la présence de 3 dessinateurs (Byrne, Schmidt et Ferreyra) sur les différents chapitres ce qui peut entraîner une légère confusion passagère entre les styles.

On pourra reprocher quelques ficelles scénaristiques, mais Green Arrow Tome 2 est un excellent tome de transition qui nous propulse à vive allure vers le tome 3 pour un arc majeur.

La note de Ben : 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
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Categories Ben, Fleur Geekette, Nos chroniques
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