[Review] Doggybags tome 13

La fin du cauchemar

Pour ceux qui ne connaissent pas, Doggybags  est une série de recueils qui réunissent des histoires courtes qui rendent hommage « aux pulps, au cinéma d’exploitation, à la série B et au comics d’horreur des années 50 ». Plusieurs histoires sont proposés dans chaque tome et sont indépendantes. Vous avez compris le sang va couler à flot.
En résumé âme sensible s’abstenir.

Doggybags tome 13
Auteurs : Run, Anthony Calla, Tanguy Mandias
Dessins : Florent Maudoux, Aurélien Rosset, Hutt, Mojo, Guillaume Singelin
Publié chez Ankama, Label 619

L’Avis de Ben :

Ce 13ème numéro de Doggybags est annoncé comme étant le dernier de la série. On y retrouver 3 histoires d’une vingtaine de pages en bande dessinée, une de 5 pages et un récit à deux mains.

Première histoire en guise d’apéritif avec RunFlorent Maudoux aux manettes. Cette histoire, courte, est pour moi une petite claque graphique: dessin, couleurs, découpage me font rentrer dans ce tome de la meilleure des manières.
Le scénario est assez classique mais la situation et le revirement dans un timing millimétré nous font savourer cette mise en bouche.

La deuxième histoire, « Slaughter house blues« , est réalisée par par Anthony Calla et Aurélien Rosset. Elle raconte une fuite inespéré, un guet apens menée à 100km/h, une confrontation à ses cauchemars. Run présente les dessins d’Aurelien Rosset comme torturés, je crois que c’est le mot juste. L’angoisse est présente tout au long des cases.

Si vous n’aimez pas les clowns ou si vous avez tremblé en lisant « ça » de Stephen King vous aurez sûrement quelques sueurs froides avant d’attaquer la lecture de « Killer klowns from da hood« . L’histoire se passe en pleine psychose de « clown tueur », des personnes sur les nerfs pètent les plombs, peut être même les auteurs d’ailleurs. Sur le volume c’est peut être l’histoire qui m’a le moins emballé de part le scénario et le dessin, tout en restant dans le tempo de l’album et la série.

Le récit à 2 mains de Run et Tanguy Mandias ,illustré par Guillaume Singelin (auteur de The Grocery dont vous pouvez lire la review ici). On se retrouve dans la peau d’une fille en mal être et qui cherche le moyen d’être unique… Bref vous verrez qu’il y a de quoi vous vacciner des tatouages.

La dernière histoire, « Times Scare », est 100% Run, en même temps doggybags est son bébé qu’il a chéri pendant toutes ses années. Il clôture l’aventure d’une belle manière avec une histoire qui exorcise ses peurs. Ses peurs? je devrais peut être dire nos peurs tellement le climat politico-mediatique cherche à les alimenter : peur du fou armé, de l’attaque terroriste… Peut être vous même, en ces temps de carnaval, vous vous dites qu’un attentat peut avoir lieu, proféré par un kamikaze déguisé en Spider-Man. Enfin voilà vous avez le thème et Run nous offre un carnage cauchemardesque à la conclusion glaçante.

Les volumes de doggybags sont truffés de bonus en fausses pub parodiques, de cahiers graphiques, stickers ainsi que le traditionnel poster reprenant une couverture d’une des trois histoires principale du numéro. On passe toujours un bon moment à lire doggybags qui est une valeur sur si vous aimez l’horreur et le sang.

Ce numéro 13 de Doggybags est le dernier du genre,pour de l’horreur finir avec le 13 semble presque obligatoire. La fin d’une belle histoire mais pour assurément en écrire une nouvelle car le label 619 nous fait de bien belles promesses.

Un bon numéro, même si vous n’avez pas lu les précédents, vous risquez au pire de vouloir acheter les 12 précédents. Tout n’est pas parfait mais on est dans l’horreur et la terreur et c’est ce que l’on attends d’un doggybags.

La note de Ben :

C’est la presque fin d’une belle histoire car Doggybags devrait continuer à vivre à travers quelques numéros hors série, rattachés à la collection et à son état d’esprit. Cette série reste à la fois une petite pépite tant par la qualité des auteurs à l’oeuvre sur ces histoires que par le travail d’édition réalisé sur Doggybags. Le soin apporté aux détails humoristiques et aux bonus cachés dans ces livres sont à mettre au crédit de Run et cette série anthologique est un morceau de bravoure qui mérite au moins votre curiosité. 
ndMatt

 

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Categories Ben, Nos chroniques
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