[Review] Doctor Strange – Le Serment

“Élémentaire, mon cher Strange !”

En tant que Sorcier Suprême de l’univers Marvel, le Dr Stephen Strange, veille à la sécurité de tous. Mais cette fois, la tâche qui l’attend est particulièrement étrange. Aux côtés du fidèle Wong et de l’Infirmière de Nuit, il doit découvrir qui a tenté de l’assassiner. Un récit mémorable.

Docteur Strange - Le Serment
Histoire : Brian K. Vaughan
Illustrations : Marcos Martin
Contient les épisodes #1 à 5 de Doctor Strange - The Oath
Publié par Hachette Collection, également trouvable chez Panini Comics

 

L’avis du Kit :

Projection astrale et chirurgie.

Stephen Strange, le Sorcier Suprême est abattu ! Tel est le postulat de départ de ce récit signé par Brian K. Vaughan. L’auteur américain, plus connu pour ses travaux comics indé comme Saga, Paper Girls, Y – Le dernier homme, Les seigneurs de Bagdad, a aussi travaillé chez les Big Two que sont Marvel et DC Comics. On lui doit des épisodes de Runaways, Mystique, X-Men Icons, Green Lantern, Swamp Thing et bien d’autres. Vaughan débute ici son récit sur une enquête policière visant à déterminer qui a tirer sur le Dr Strange et pourquoi. C’est d’ailleurs ce qui fait l’originalité de ce recueil. Le Docteur Strange, de par son rôle de Sorcier Suprême, a souvent été au cœur d’intrigues mystiques depuis sa création que ce soit en solo ou lors d’event et autres crossover de la Maison des Idées. Il a pendant longtemps été placardé avant que de nouveaux auteurs de talent ne s’intéressent à lui et à son potentiel. C’est le cas avec cette histoire où Vaughan remet le sorcier au goût du jour et lui apporte tout son expérience de scénariste émérite. Le comics s’adresse autant aux connaisseurs du Sorcier Suprême qu’aux néophytes. En effet, même s’il débute sur un personnage bien installé et par l’événement décrit plus haut, le récit n’en oublie pas de relater le passé et les origines du super-héros mystique de Marvel. Il peut donc être une excellente porte d’entrée pour qui voudrait découvrir le Doctor Strange sans forcément avoir trop fait de recherches et d’autres lectures au préalable. Au final, Vaughan livre une enquête prenante, rythmée et innovante tout en gardant ce qui a toujours fait l’attrait du héros, son style et ses pouvoirs mystiques.

 

Côté dessin, Marcos Martin signe l’intégralité des planches de ce recueil. L’artiste, qui a signé The Private Eye, du Daredevil, du Captain America, du Batman a livré un travail inspiré, tout en gardant un lien avec ce que l’on a déjà vu du personnage de Strange et de son univers. Tout comme feu-Darwyn Cooke et Chris Samnee, son style rétro rappelle les comics du passé tout en y intégrant une pointe de modernité dans les traits. Un régal.

 

 

Une histoire divertissante, originale et drôle, par le papa de Saga & Paper Girls, qui s’adresse autant aux fans du personnage qu’à ceux qui voudraient le découvrir en ouvrant la porte de son domicile du 177A, Bleecker Street, à New-York. En résumé, une bonne histoire, contemporaine et idéale sur Docteur Strange.

 

La note du Kit : 

 

L’avis de Spider-Matt :

Brian K. Vaughan commence son histoire en entrant directement dans le vif du sujet car dès la troisième page, nous voyons un Wong affolé débarquer chez l’infirmière de nuit avec un Stephen Strange en sang et inconscient. Nous allons rapidement comprendre que ce dernier s’est pris une balle (magique, mais une balle quand même) d’un cambrioleur venu visiter son sanctuaire. En effet, son serviteur ayant une tumeur au cerveau, notre cher Docteur s’est ni plus ni moins rendu dans une autre dimension afin d’y affronter un Dieu et en ramener un remède. Mais cet élixir est bien plus puissant qu’il ne l’imagine et beaucoup de gens vont s’y intéresser.

Derrière cette intrigue qui semble assez basique au premier abord, Brian K. Vaughan va proposer au lecteur une réflexion sur les limites que nous serions prêts à franchir afin de sauver la vie de quelqu’un que nous aimons au détriment des autres. Ce qui m’a plu est qu’il nous fasse réfléchir sur la place et le rôle de la maladie dans notre monde. Ainsi que sur la façon dont l’humanité se doit de combattre ce fléau. Il arrive par ce moyen à nuancer les propos et les motivations des ennemis du Docteur en évitant de tomber dans un manichéisme facile.

Nous allons aussi revenir sur les jeunes années de Strange en tant que médecin avant, pendant et juste après son accident qui a fait de lui ce qu’il est maintenant. J’ai vraiment apprécié ces petits moment de flashbacks car à l’instar d’un Tony Stark, il y sera dépeint comme quelqu’un de froid, méprisant et particulièrement arrogant, ce qui nous permettra de constater tout le chemin qu’il a parcouru et la sagesse qu’il a acquise pour pouvoir prétendre au titre de sorcier suprême.

A la suite de cette histoire, l’album contient une petite histoire de 4 pages des mêmes auteurs. Celle-ci est sympathique mais n’apporte rien de particulier au récit principal.

Le dessin de Marcos Martín convient parfaitement à cet univers de magie et d’ésotérisme. Il retranscrit à merveille le psychédélisme si caractéristique des dimensions visitées par ce mage des temps modernes. Les couleurs de Javier Rodriguez sont magnifiques, les tons vifs des scènes de sorcellerie contrastent totalement avec le pastel des moments se déroulant dans le brouillard ou sous la pluie battante.

Une excellente histoire du Docteur qui, partant d’un postulat assez classique, fusionne le monde de la magie avec des problèmes bien réels de notre monde  et qui, une fois le livre refermé, nous fera nous demandé : « Et moi, qu’est-ce que j’aurai fait à sa place ? »

La note de Spider-Matt : 

 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Kit Fisto, Nos chroniques, Spider-Matt
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