[Review] Daredevil – Le bruit et la fureur

Éclaircie en vue pour l’avocat non-voyant

Récemment possédé par un démon, Daredevil a dû affronter ses ennemis pour s’en débarrasser. Le secret de la double identité de Matt Murdock ne tient plus qu’à un fil. Malgré tout, le super-héros de Hell’s Kitchen décide de ne pas broyer du noir et poursuit sa vie d’avocat le jour et de justicier la nuit. Retrouvez le début du travail de Mark Waid en 2011 sur l’Homme sans Peur sublimé par les dessins de Paolo Rivera et Marcos Martin.

Daredevil : Le bruit et la fureur
Histoire : Mark Waid
Illustrations : Paolo Rivera et Marcos Martin
Contient les épisodes 1 à 6 de Daredevil (2011)
Publié par Hachette Collections.

L’avis du Kit :

Matt Murdock n’a pas besoin de cabine téléphonique pour se changer.

Après une longue descente aux enfers scénarisé à différents moments par  Frank Miller, Brian Michael Bendis, Ed Brubaker et Andy Diggle, Daredevil, le Démon Gardien du quartier New Yorkais de Hell’s Kitchen revient sous la houlette de Mark Waid ( Kingdom Come, Captain America, Star Wars – Leia, Indestructible Hulk, Black Widow…). L’auteur américain décide d’aller à contre courant avec l’Homme sans Peur de Marvel, mais nous allons y revenir. L’histoire débute ici avec Daredevil qui s’invite à un mariage bourré d’invités mafieux, non pas pour les arrêter mais pour sauver la mariée, fille de l’un d’entre eux. De là, on assiste à plusieurs aventures du Red Devil liant toujours ses affaires judiciaires au barreau à celles de la rue et des toits de New York.

Depuis plus de 30 ans, on a toujours connu le personnage de Daredevil dans des phases plus au moins sombres, selon les différents auteurs du titre, avec un Matt Murdock toujours en proie aux doutes et au bord de la dépression. Le pire du pire pour notre héros survint durant le run de Andy Diggle , où L’Homme sans Peur a commis l’irréparable alors qu’il était possédé par une entité démoniaque (lire l’event « Shadowland » ). Un grand changement s’opère en 2011 avec l’arrivée de Mark Waid sur le titre. Le super-héros aveugle de la Maison des Idées redevient plus joyeux et enthousiaste, comme à sa création dans les années 60. Certes le fond peut paraître toujours assez noir dans les aventures et les enquêtes que Daredevil mènent, mais la forme est plus jovial, plus colorée. Matt Murdock est ici bien moins torturé, malgré la vie qui continue à ne pas forcément lui faire de cadeaux. Il prend la vie du bon côté malgré tout, même s’il est amené à se confronter à Captain America, Klaw, l’AIM, l’HYDRA et bien d’autres…

L’éclaircie du moment dans la vie de Murdock/Daredevil est renforcée par les planches de Paolo Rivera ( Mythos, Spider-Man, The Valiant…) et de Marcos Martin ( Batgirl Year One Spider-Man, The Private Eye…). Les artistes américain et espagnol, avec leurs travaux respectifs, accentuent le retour à une vie plus positive pour le Démon Gardien de Hell’s Kitchen. De bonnes illustrations magnifiquement colorisées renforcent l’idée de ce « renouveau » pour Daredevil. En lisant ce run par le début dans cette parution et en la complétant avec d’autres parues par le passé en kiosque et librairie (éditées chez Panini Comics ), on comprend aisément pourquoi le travail de Waid et de ses dessinateurs a été récompensé par plusieurs Eisner Awards en 2012.

Daredevil vs Cap’

 

En résumé, une bonne prise en main du personnage de Daredevil par l’auteur Mark Waid. Il remet de la couleur et du bonheur dans la vie de Matt Murdock, bien que ce dernier continue à affronter de grand dangers. Un arc narratif qui revient aux bases du personnage créé dans les années 60, bien éloigné du côté torturé et déprimé, exploité depuis les années 80. Ne passez pas à côté de ce run , petite pépite multi-récompensée aux Eisner Award 2012, gage de qualité dans le monde des comics.

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Kit Fisto, Nos chroniques
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