[Review] Batman – Red hood 1ère et 2ème partie

Red is (not) dead !

Un nouveau justicier, aux moyens expéditifs, débarque à Gotham. Instaurant l’effroi dans les rangs de la pègre, il utilise de plus l’ancien alias du Joker : Red Hood. Batman va devoir enquêter et se confronter à une des périodes les plus sombres de sa carrière !

DC Comics - La Légende de Batman : Red Hood 1ère et 2ème partie
Histoire : Judd Winick
Dessin et encrage: Doug Mahnke, Shane Davis et Eric Battle
Encrage : Paul Lee
Couleurs : Alex Sinclair
Contient les épisodes US Batman #635-641, #645-50 et Batman Annual #25
Publié par Eaglemoss Collections en 2 tomes. Disponible également chez Urban Comics en un seul tome.

Même s’il y a prescription sur l’identité de “Red Hood” depuis quelques années déjà, cet avis sera sans spoilers. On pense aux jeunes lecteurs qui voudraient avoir des surprises à la lecture de cette histoire.

L’avis du Kit :

Red Hood & Batman : Loi du Talion vs Justice des Hommes.

La pègre de la ville de Gotham est sur les dents. Alors que le gangster Black Mask pense avoir le monopole sur tous les trafics dans les rues de la ville, un mystérieux individu lui met des bâtons dans les roues en s’en prenant à ses affaires et en massacrant ses hommes. Le criminel veut alors la tête de celui qui se fait appeler Red Hood. Bientôt, Batman veut savoir qui se cache derrière ce masque, et surtout pourquoi il a pris l’ancien pseudonyme de son pire ennemi, le Joker.

L’auteur Judd Winick puise dans le passé du Chevalier Noir pour livrer une histoire riche en action, rebondissements et en émotion. Batman est ici en proie au doute et au questionnement face à celui qui agit avec un code d’honneur en parfaite opposition au sien. Bien que symbole de peur et de terreur face à ses adversaires, le héros de Gotham fera-t-il le poids face au nouveau venu qui lui se débarrasse définitivement des criminels de la cité ? Deux positions radicalement différentes de la justice qui font réfléchir le lecteur, ainsi que Bruce Wayne sur ses années de combat et le bilan de celles-ci. Le trouble est d’autant plus perceptible lorsque Batman, qui au plus profond de lui le savait déjà, apprend l’identité du tueur de criminels. Ce récit permet aussi de mettre en avant le criminel Black Mask, plutôt mis en retrait habituellement par rapport à d’autres nemesis bien plus exploités du Batverse comme le Joker, le Pingouin, le Sphinx, Bane, etc. Ce bad-guy est ici un personnage intéressant et sans pitié qui se démène face à deux ennemis qui bien que différents dans leurs idéaux vont provisoirement s’associer face à lui. On notera aussi la présence, en second plan, du clown psychopathe de Gotham à qui Red Hood en veut particulièrement et on comprend pourquoi d’ailleurs.

Niveau graphique, Doug Mahnke (Green Lantern, Superman – Requiem, Justice League, etc.) signe la majeure partie des planches. On reconnaît pleinement son style efficace, parfait pour les scènes d’action parfois très violentes et crues. L’illustrateur est remplacé sur certains chapitres par Shane Davis (Superman – Earth One, Hulk, Deadpool/Spider-Man, etc.) et Eric Battle pour l’appuyer sur l’ensemble de l’arc narratif. Le reste visuellement du bon travail.

 

Au final, Judd Winick revient via cette histoire sur un passé pénible du Chevalier Noir. Et ce, avec l’arrivée à Gotham d’un justicier extrémiste et jusqu’au-boutiste. Une sorte de “Punisher” de la Distinguée Concurrence qui met un point d’honneur a éradiqué définitivement la pègre des rues de la ville, tout en critiquant le code d’honneur du Batman. Il juge au final ce dernier inefficace face à la récidive des criminels de tout poil. Un récit qui vaut le coup d’œil, surtout pour l’opposition Batman/Red Hood et la mise en avant du personnage de Black Mask créée en 1985.

La note du Kit: 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Kit Fisto, Nos chroniques
Jetez un oeil ici...