[Review] Aliens Absolution

Quand Robinson Crusoé rencontre Aliens

Wetta Aliens Absolution
L’histoire se déroule sur une île déserte où un homme armé seulement de sa foi se retrouve livré à lui-même sur une île qu’il pense déserte. Il va vite comprendre que c’est loin d’être le cas.

Aliens Absolution
Histoire : Dave Gibbons
Illustrations : Mike Mignola
Contient l'intégralité de Aliens: Salvation
Publié par Wetta en France

L’avis d’Alex :

Ce livre est une adaptation de l’œuvre originale publiée initialement en 1993. Elle a été améliorée et augmentée de par ses couleurs beaucoup plus vives comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous. De plus, Mike Mignola a fait une couverture exclusive pour cette nouvelle version française.

En haut la version américaine de Dark Horse (1993-2015) ; en bas la version française Wetta (2016)

J’avoue avoir acheté le titre tout simplement parce que j’ai vu Mike Mignola en tant qu’illustrateur et Aliens sur la couverture. Je me disais qu’avec ces deux noms j’avais peu de chances d’être déçu ! Gibbons a fait, si je dois me référer aux échos, d’excellentes choses dans l’univers des comics, mais je connais tout simplement très mal ses œuvres.

Ce récit a un goût de Robinson Crusoé. En effet on a affaire à un homme coincé sur une île, a priori, déserte qui doit subvenir à ses propres besoins d’une manière ou d’une autre. Pour cela, il sera amené à prendre des décisions drastiques et extrêmes.

Le récit met l’accent sur la solitude et la remise en question. En effet, je rappelle que le héros, Selkirk, est un homme pieux et que ce qu’il va vivre sur cette île paradisiaque est loin de l’image que l’on se fait de la maison du Saigneur. Il y a un réel parallèle avec la religion, même si peu développé, notamment concernant l’idée que Selkirk se trouve au purgatoire.
On a ainsi l’idée de punition divine par rapport à des méfaits antécédents, des actes non pardonnés que le héros se doit d’expier par la douleur et la difficulté des événements rencontrés.
Même si l’objet et l’exercice de cette œuvre était d’être un condensé, j’aurais aimé que l’histoire soit moins courte et plus développée. Notamment en accentuant la solitude et le désespoir d’un héros face à son sort, face à un environnement hostile et oppressif. On passe très vite d’une chose à l’autre, les événements s’enchaînent et on n’a pas vraiment le temps de les apprécier pleinement. Dommage.

Affiche du film Predator (1987)

Je ne sais pas si cette œuvre était un clin d’œil au premier film Predator de 1987 mais personnellement elle m’y a beaucoup fait penser. Avec cette impression de menace planante, omniprésente et pressante que l’on retrouve parfaitement dans le film avec Schwarzenegger. L’environnement et le thème de l’horreur dissimulée correspondent parfaitement.

Concernant les dessins de Mike Mignola, c’est parfait. Son style correspond absolument au récit et à l’ambiance que Gibbons a voulu mettre en place. Les grands aplats de noir symbolisent de manière très juste la menace que représente les aliens.
En poussant plus loin, on pourrait affirmer que cela correspond même au vide. Le vide que ressent le héros lorsque les doutes s’installent, le vide obscur que créent les arbres lors d’une balade nocturne en forêt.

Les fans d’Aliens seront ravis car on y retrouve plusieurs références au film éponyme tandis que les fans de Mike Mignola s’y retrouveront aussi ; car le style graphique est similaire à celui que l’on retrouve dans Hellboy. On déplorera cependant un récit très court qui nous laisse un peu sur notre faim !

La note d’Alex : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Alex, Nos chroniques
Jetez un oeil ici...