Chris a vu : Logan

Logan - Wolverine 3
Pour parler franchement, je n’étais pas emballé pour aller voir Logan.
Je n’y croyais pas.

Déjà parce que je n’ai pas vraiment aimé « Old Man Logan« , dont le film semblait inspiré et ensuite parce que je me lasse de plus en plus des films de super-héros. J’avais lu beaucoup d’avis positifs, mais je me méfie souvent de l’unanimité des critiques, encore plus sur la toile.
Pourtant, et pour une fois, je dois admettre que j’ai eu tort et que rester sur cette première impression aurait été une erreur.

Wolverine est vieillissant, mourant même, et il doit s’occuper d’un professeur Xavier malade qui n’est plus que l’ombre de lui-même.
Dans un monde que l’on devine autoritaire et inégalitaire, dans lequel aucun mutant n’est né depuis plus d’une vingtaine d’années, James Howlett tente de faire oublier qui il a été. Mais c’était sans compter sur l’appel au secours d’une femme.
Ça, c’est pour le pitch de base et je n’en dirais pas plus pour éviter le spoil.

Réalisé par James Mangold, qui jusqu’à présent n’avait jamais marqué l’humble cinéphile que je suis, Logan semble miser sur la même recette que Deadpool : un casting restreint, une unité de temps assez simple et une intrigue classique qui nous renvoie directement dans les années 80.
Un casting restreint, mais diablement efficace.
Je tiens d’abord à saluer la justesse incroyable de Dafne Keen dans le rôle de X-23, tout simplement bluffante et surtout terriblement expressive.
Patrick Stewart est très touchant et attachant et l’on se prend immédiatement de sympathie et d’empathie pour son personnage.

Quant à Hugh Jackman qui campe pour la dernière fois le rôle du mutant griffu, dont il sera sûrement à jamais indissociable, il est égal à lui-même, bien qu’il arrive à faire transparaître une fragilité inhabituelle dans ce rôle.
Avec son scénario très inspiré par l’actualité, critique envers les travers de nos sociétés modernes renfermées sur elles-mêmes et cultivant la peur de ce qui est différent, mais aussi envers nos habitudes de consommation et les grandes sociétés qui les orientent, Logan est loin d’être un film bourrin et sans âme enchaînant des scènes bad-ass à la violence crue et diablement efficace.
C’est aussi un film qui a un message, presque engagé, sans jamais en faire trop, chose très appréciable tant elle devient rare dans le cinéma grand public.
Un message assumé jusqu’à ce final à la sauvagerie libératrice, menant à une conclusion faisant de Logan une véritable parabole de notre temps et abordant avec un aspect très méta notre vision des super-héros et de leurs adaptations au cinéma.
Oui, sans blague.
Je n’avais jamais versé une larme devant un film de super-héros, c’est maintenant chose faite.
Mais peut-être que comme Logan, je me suis bonifié avec le temps.

Alors oubliez les deux premiers, sans qui pourtant rien n’aurait été possible, et allez voir Logan, vous ne le regretterez pas.

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