[Review] Nailbiter Tome 6

Resterons-nous sur notre faim ?

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Warren le Nailbiter est en taule sous la garde de son ex petite amie, le shérif Shannon Crane. Cette dernière cherche à comprendre les agissements de l’homme qu’elle a aimé et ses motivations. Comment devient-on un tueur en série et pourquoi la ville de Buckaroo regorge de monstres ?

Nailbiter Tome 6
Histoire : Joshua Williamson
Illustrations : Mike Henderson
Couleurs : Adam Guzowski
Contient les épisodes Nailbiter #26-30
Publié par Glénat Comics

L’avis de Sonia :

Avec ce sixième volume arrive le dénouement de cette série qui se déroule dans la ville de Buckaroo où naissent des tueurs en série à un rythme effréné. Le récit se resserre sur les personnages principaux : le Nailbiter, Warren et sa “famille” formée par son ex, le shérif Crane et sa fille Alice. Dans ce dernier tome, Joshua Williamson approfondit la personnalité de Warren et nous permet enfin de connaître la vérité sur celui-ci. Personnage attachant autant que glaçant, ce Nailbiter ne peut laisser son lecteur indifférent, reste à savoir quelle sera votre opinion lorsque vous refermerez ce dernier volume.

En effet, hormis l’approfondissement de la relation entre Crane, Warren et leur fille, je dois confesser que le reste de ce volume m’a un peu déçue. Pendant toute la série, Joshua Williamson entraîne son lecteur sur d’innombrables pistes, faisant de Nailbiter un thriller horrifique saupoudré de surnaturel. L’auteur fait monter la tension, présente des personnages aux multiples facettes mais la conclusion présentée ici est pour moi une réelle déception, je ne m’attendais pas du tout à ça, on tombe finalement dans une explication rocambolesque pseudo-scientifique et parsemée de scènes ou de récits de torture sans réel intérêt.  J’ai aussi eu l’impression d’une conclusion trop rapide dans laquelle il a fallu rassembler à toutes forces tous les morceaux de puzzle pourtant judicieusement parsemés dans les volumes précédents.

On se demande donc pourquoi avoir mis tant de soin à présenter des tueurs plus horrifiants les uns que les autres, pourquoi avoir fait revenir à Buckaroo un personnage aussi intéressant que “la Blonde”, pourquoi insister autant sur les mystères qui entourent la ville pour nous servir une explication aussi peu intéressante. Heureusement, on reste graphiquement en terre connue avec le trait de Mike Henderson qui a accompagné la narration de bout en bout et nous montre un Nailbiter plus torturé que jamais, heureusement également que Joshua Williamsom clôt son récit de manière certes attendue mais plus logique que le reste du récit.

.Bref, pour moi, Nailbiter finit un peu en eau de boudin et c’est plutôt dommage. Alors que dans les tomes précédents, on prenait bien son temps pour installer une ambiance glauque, perturbante et glaçante, on a droit ici à un récit trop dense, trop rapide, en résumé un peu bâclé à mon goût. Cette très bonne idée qu’était Nailbiter méritait bien mieux que cela me semble-t-il.

Avec ce sixième volume, on arrive à la conclusion de Nailbiter. Alors que tout au long des précédents tomes, le récit montait en tension, explorait des pistes multiples et offrait des personnages tous plus effrayants les uns que les autres, on a l’impression ici de voir un soufflet qui retombe. Dommage pour une série pourtant prometteuse et pleine de bonnes idées.

La note de Sonia : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Nos chroniques, Sonia Smith
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