[Review] Kennel Block Blues

Quand Prison Break croise Mary Poppins

Kennel Block Blues AnkamaOlivier est un chien pas comme les autres. Il vient d’être incarcéré dans un chenil suite à une erreur judiciaire.
Quand il réalise la véritable nature de sa détention, il entreprend de s’enfuir avec quelques compagnons d’infortune. Le soucis, c’est qu’Oliver a tendance à échapper à la réalité et voit souvent le monde (littéralement) comme une comédie musicale.

Kennel Block Blues
Histoire : Ryan Ferrier
Illustrations : Daniel Bayliss
Contient les épisodes Kennel Block Blues #1 à 4
Publié par Ankama Label619




L’avis de Matt :

Kennel Block Blues est un titre fascinant.
Tout d’abord, c’est une surprise pour le lecteur. Avouez que ce livre n’était pas sur vos listes de lecture. Pourtant, Kennel est une oeuvre pleine de sens, aux multiples niveaux de lecture, enrobée dans une aventure prenante aux dessins particulièrement réussi.

Kennel Bloc Blues

La scène dans la réalité

Kennel Bloc Blues

La scène rêvée par le héros

Les personnages à tête d’animaux ne sont pas qu’une lubi graphique. Il y a un sens caché à tout ça qui peut nous être révélé dès la couverture si l’on prend le temps de traduire en français le titre du livre. Oliver est un héros passionnant et sa façon unique d’échapper à la réalité permet des délires graphiques assez savoureux.
Sous ses faux airs d’aventure un peu classique, Kennel Block Blues parle d’abandon, d’amitié et de maltraitance animale. Là encore, le lecteur peut, comme le héros, choisir de voir ou d’occulter certaines parties du récit pour faciliter sa lecture.

Je n’ai rien à opposer à cette BD. J’ai bien que Kennel Bloc Blues soit une franche réussite !

 

Kennel Block Blues est une pépite.
Les pages sont belles, l’histoire est pleine de tendresse et de brutalité melée tout en proposant une aventure prenante et des considérations sur le sort réservé aux animaux. Tout est bon dans le Kennel !

La note de Matt : 


L’avis de Ben :

Dès que j’ai vu cette couverture dans les sollicitations d’Ankama, j’ai eu un coup de cœur et je pense que c’est parce qu’elle m’a fait penser au film o’brother.

J’ai donc commencé cette histoire dans un bon état d’esprit et je me suis lancé dans cette aventure en compagnie de nos meilleurs compagnons. Car oui Kennel Block Blues parle de chiens, de chats et d’autres animaux de compagnie.

Oliver se retrouve envoyé dans un chenil car ici on ne parle pas de prison qui sont réservé aux humains. Mais comme vous l’avez compris le parallèle sera fait tout au long de l’histoire.

Oliver est un bon chien, en tout cas c’est ce qu’il ne cesse de clamer, Il est persuadé que c’est une erreur et qu’il ne restera pas longtemps enfermé, ses maîtres viendront le chercher. Un ingrédient que l’on entends souvent dans les séries ou films de ce genre.
On se demande quand même si la niche n’était pas un peu trop prés de la télévision et que ses maîtres n’ont pas regardé un peu trop les dessins animés abrutissants. En effet notre ami pète les plombs et a l’impression de se retrouver directement dans un de ces dessins animés le poussant à entonner des chansonnette. Si on devait en faire une adaptation, ça serait pour sûr une comédie musicale.

Je me demande quand même si le titre ne souffre pas de la traduction, au moins pendant les phases de chanson. En effet, j’ai éprouvé un peu de difficulté à fredonner les textes qui sont supposés être chantés.

On retrouve tous les ingrédients qui font un bon scénario de « prison« , les clans, les bagarres, les coups fourré, les armes cachés, les menaces, les plans d’évasion… Sauf qu’ici au lieu d’avoir des noirs, des suprématistes blanc ou des latinos on a des chiens, des chats, des reptiles et tout le rayonnage de votre animalerie.
Dans le chenil, on ne voit jamais les humains qui ici sont les gardiens même si leur rôle est capital. Ils provoquent la peur, ou la rage chez les animaux.

Je ne sais pas si c’est vendeur mais si on voulait résumer on pourrait dire que Kennel Block Blues c’est le mélange entre Prison Break et l’incroyable voyage.

Au delà du capital sympathie que le livre provoque, il traite de nombreux sujets relatifs aux prisons et aux chenils mais aussi des conditions des animaux, des maltraitance qu’ils peuvent subir parfois jusqu’à l’abandon.
Le livre nous plonge aussi dans la folie et des chocs pouvant nous y amener. On peut souligner le travail au niveau du dessin afin de nous le transmettre que ce soit dans le dessin en lui même ou dans les couleurs. L’équipe du livre a mené ici une expérimentation qui marche. Faire passer des messages lourd sur un ton léger.

 

Ce comics est un OVNI qui traite de sujet lourd de manière légère. Les moyens mis en place par l’équipe créative sont novateur et plaisant. A lire vraiment!

La note de Ben : 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Ben, Matt, Nos chroniques
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