[Review] Greg Rucka présente Wonder Woman tome 1

Peut on faire un titre de super-héros sans grand méchant ?

la couverture de GR présente Wonder WomanWonder Woman, ambassadrice de Themyscira et super-héroïne, souhaite délivrer son message de paix au monde. Elle fait donc publier un livre dont le contenu va provoquer quelques remous chez les hommes mais aussi dans la cour de Zeus.

Avant ça, pour tenir une promesse, Wonder Woman va devoir en venir aux mains avec Batman…

Greg Rucka présente Wonder Woman tome 1
Histoire : Greg Rucka
Illustrations : J.G. Jones, Shane Davis, Drew Johnson, Stephen Sadowski et Linda Medley
Contient Wonder Woman : the Hiketeia et les épisodes Wonder Woman 195 à 201
Publié par Urban Comics

L’avis de Matt :

Batman à terre écrasé par la botte de Wonder Woman. Ce sera donc ça, notre premier contact avec le run de Greg Rucka sur le personnage.
On ne pouvait pas faire plus vendeur comme couverture, ni plus mensonger. On est loin d’un comics de baston !

les Erinyes et Wonder Woman

Le livre s’ouvre sur le récit Wonder Woman : The Hiketeia dans lequel Wonder Woman accepte de protéger une jeune fille suite à une promesse ancestrale, un serment qu’elle devra assumer lorsque Batman, à la recherche de cette jeune fille, viendra l’arrêter.
Cette histoire de Greg Rucka et J.G. Jones permet une excellente introduction à à la vision que Rucka va mettre dévoiler du personnage. Wonder Woman fait ici face à ses responsabilités d’amazone et au poid de ses traditions tout en affrontant le monde moderne (au sens propre), son rôle de super-héroïne et un de ses co-équipiers. Ici, les motivations de Batman semblent légitimes mais Wonder Woman ne peut pas y souscrire à cause d’une promesse et la menace qui pèse sur elle si elle romp sa parole.

Qui gagne ? Comment ça se termine ? Quelle est la solution pour dénouer tout ça ?
The Hiketeia est très réussi et les dessins de J.G. Jones y sont aussi pour quelque chose mais le ce n’est pas le plus important. Greg Rucka nous introduit une Wonder Woman prise entre ses obligations morales, son rôle dans le monde et le poid de ses propres traditions, des éléments qu’on retrouvera tout au long de son passage sur la série.

Wonder Woman et Batman en viennent aux mains

Dans la deuxième partie du livre, on suit Jonah McCartyhy qui vient d’être engagé comme assistant personnel de l’ambassadrice Wonder Woman.
C’est par ses yeux qu’on découvre l’héroïne, d’abord via les coulisses et les bureaux de l’ambassadrice. L’héroïne mettra du temps à apparaître dans le premier épisode. Elle est occupé. Wonder Woman semble d’ailleurs prendre une certaine hauteur. Elle délègue beaucoup, impose son avis par son charisme et fait preuve de pas mal d’assurance. Au milieu de son staff, de ses éditeurs et finalement du reste du monde, elle parait intouchable (en un mot : divine).

Wonder Woman est là mais on ne la voit pas

Souhaitant faire passer son message de paix au plus grand nombre, Diana va sortir un livre dont le contenu va faire réagir les hommes mais aussi l’Olympe, Arès en tête.
Elle va devoir affronter, encore une fois, une foule « moderne » (le grand public) et une foule « ancestrale » (les Dieux de l’Olympe). Ce mélange de moderne et d’ancien est partout, jusque dans les cuisine de l’ambassade : c’est le minotaure qui sert de cuisinier par exemple.
Ceux qui s’attendaient à lire un comics dans lequel une princesse amazone va poutrer des démons de 15 mètres de haut en seront pour leurs frais. Ici, le fond du propos est le message de paix de Wonder Woman. Le livre est donc un peu bavard et s’attarde sur des soucis d’organisation, de politique et de diplomatie avec, quand même, quelques scène d’action.
C’est finalement la même recette que pour le titre Ex Machina et ça fonctionne très bien.

En plus de l’ambassade et ses obligations, en plus des Dieux de l’Olympe, Wonder Woman croisera évidement ses collègues de la Justice League devant parfois assumer en plus son rôle de super-héroïne. Avec des journées comme ça, tu m’étonnes qu’elle a besoin d’un assistant !

Wonder Woman affronte un dictateur

Ce tome introductif du run de Greg Rucka installe donc les personnages et les enjeux. On y aperçoit les différents rôle que doit tenir le personnage : ambassadeur, amazon et super-héroïne.
Diana y est une femme de conviction qui affronte le monde la tête haute avec toujours l’espoir de le rendre meilleur. Les scènes d’action sont rares mais le comics n’est pas trop bavard, c’est plutôt un plaisir de découvrir cette incarnation de Wonder Woman.
Je suis curieux de voir où Greg Rucka souhaite entraîner son personnage.

La note de Matt : 

 

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Categories Matt, Nos chroniques
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