[Review] Brian Azzarello présente Hellblazer 1 & 2

La Mary Poppins des gangs va remettre de l’ordre

brian-azzarello-presente-hellblazer-tome-1Emprisonné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Constantine va devoir manipuler des gangs pour s’en sortir (dans tous les sens du terme) avec de croiser tout ce que l’Amérique produit de pire lors d’une quête vengeresse à travers l’autre population américaine, celle qui pue la haine et la violence.

Brian Azzarello présente Hellblazer 1 & 2 
Histoire : Brian Azzarello (si, si, j'te jure !)
Illustrations : Richard Corben, Marcelo Frusin, Guy Davis, Giuseooe Caluncoli et Rafael Grampa
Contient les épisodes Hellblazer #146 à 174 mais aussi Vertigo Secret Files & Origins: Hellblazer "The First Time" et Hellblazer Holliday Special : "All I Goat For Christmas"
Publié par Urban Comics

L’avis de Matt :

Hellblazer et son personnage central, John Constantine, font parti des trucs les plus chouchouté par des fans extrémistes. « non, mais John Constantine, ce n’est pas ça » est une phrase que j’ai souvent entendu dans les communautés de fans. Et encore, on n’a pas parlé du film ! Pourtant, au fil des auteurs, le lecteur a pu découvrir plusieurs visions d’auteurs de ce même personnage. Celle de Brian Azzarello est par exemple aux antipodes de celle de Warren Ellis.
Mais laquelle est la vraie ?

La réponse est évidente : on s’en fout !

On commence le premier volume de la série avec un John Constantine emprisonné pour meurtre.
Brian Azzarello installe sa propre version du personnage assisté par les dessins de l’extraordinaire artiste Richard Corben. Ici, John est cynique et manipulateur, il a toujours un coup d’avance sur ses interlocuteurs et il leur assène un petit sourire narquois aussi souvent que possible.
Soyons clair, les dessins ne plairont pas à tout le monde, tout comme l’histoire et la personnalité que les auteurs donnent au héros. Brian Azzarello dote ses pages de langages et habitudes de gangs, de mauvais garçon et d’un humour à demi mot. Si vous avez aimé la série 100 Bullets, vous devriez y trouver votre compte. Les fans hardcore de Hellblazer en revanche commencent à gribouiller « trahison » dans les marges de leurs cahiers.

John Constantine fini libéré de prison, évidement, et entame une traversée des Etats Unis qui lui fera croiser la route de bouseux peu fréquentables ou de racistes ultra-violent à qui il faut mettre du plomb dans la cervelle. Entre petits chefs redneck ou mythologie d’un homme des neiges, le personnages croisera la route d’individus bien peu fréquentables à qui il n’oubliera jamais de donner une leçon « définitive » mais indirect. Car ici, John ne s’implique pas directement. Il n’affronte pas vraiment ses adversaires. Il préfère manipuler les situations et les gens puis laisser les conséquences apparaître d’elles même de la façon la plus ironique ou macabre possible.
Cette traversé d’une Amérique répugnante prendra fin dans une boite échangiste sado-maso alors que tous les éléments distillés dans les chapitres précédents prendront tout leur sens… si vous acceptez de faire l’effort d’assembler les pièces du puzzle.
La révélation de l’histoire ne vous tombera pas toute cuite dans le bec. Il faudra la chercher dans les sous-entendu et les non-dits des derniers chapitres.

Pour ma part, j’ai adoré cette saga faite d’ambiances glauques et/ou sales et de personnages détestables. John Constantine est ici un as de la manipulation et je me retrouve beaucoup plus dans cette version du héros que dans les récits où il se fait tabasser au coin d’une rue parus dans d’autres volume de la collection « présente Hellblazer » parus chez Urban Comics.
Ces deux volumes contiennent donc (probablement) mes aventures préférées de John Constantine et je vous encourage à jeter à oeil à ces volumes.

On traverse une Amérique violente et sordide avec John Constantine et on donne une leçon à tous ses bouseux dans des récits relativement courts mais qui se révéleront être liés entre eux par un récit de vengeance et de manipulation. Azzarello très à l’aise met en scène des personnages détestables dans des dialogues qui réjouiront les fans de sa série 100 Bullets.

La note de Matt : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
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Categories Matt, Nos chroniques
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